Henri René Verret est né le 7 septembre 1922 à Montbellet (Saône-et-Loire). Il est le fils de Pierre Verret, cultivateur, et de Catherine Perret, cultivatrice. Il est membre d’une fratrie de 9 enfants. Son père décède prématurément à l’âge de 57 ans, en 1927, faisant d’Henri un jeune orphelin de 5 ans.
Henri Verret fait partie de ce groupe de jeunes qui ont rejoint le maquis FTP des Sans Culottes, situé à cheval sur le Mâconnais et le Clunysois, dans le courant de l’été 1943, majoritairement pour se soustraire au STO. Il appartient au groupe du sergent Gabriel Lagrange, alias Lefranc. On ne connait pas la date exacte à laquelle Henri Verret a rallié le groupe mais probablement peu de temps avant d’être fait prisonnier.
Le 28 août 1943, suite à la dénonciation d’un espion infiltré chez les maquisards, le camp des Sans Culottes est attaqué par les gendarmes de la brigade de Mâcon, appuyés par des GMR, sur la commune de Verzé (Saône-et-Loire), au lieudit Vaux-Verzé. Ils cernent la ferme du Mont où loge le groupe Lagrange. Après un combat inégal, sept résistants sont faits prisonniers : Charles André, Victor Boulerot, Paul Fournier, Jean Gailleton, Gabriel Lagrange, André Patissier et Henri Verret.
Au soir de la bataille, comme ses camarades, Henri Verret a probablement dû être conduit à la brigade de gendarmerie de Mâcon (Saône-et-Loire), puis incarcéré à la maison d’arrêt de la cité Lamartinienne. Le 26 novembre 1943, il est transféré à la prison Saint Paul à Lyon où le 7 février 1944, il comparait devant la section spéciale près de la Cour d’appel de Lyon pour y être jugé. Il est condamné pour « activités communistes, infraction au STO, usage de titres d’alimentation volés » à 2 ans de prison. Le 22 février 1944, il est incarcéré à la centrale d’Eysses sous le numéro d’écrou 3 329, au préau n° 1. Le 30 mai 1944, il est remis aux autorités allemandes et transféré à Compiègne d’où il est déporté, le 18 juin, au camp de concentration de Dachau où il arrive le 20.
On ne sait rien de son séjour en camp de concentration, juste qu’il est porté disparu le 12 novembre 1944 à Flossenbürg.
Aucun certificat de validation de quoi que ce soit ne lui furent attribués, non pas qu’il ne les méritaient pas, mais que probablement personne n’en a fait la demande. Pas de dossier au SHD à Vincennes, un embryon de dossier au DAVCC à Caen, essentiellement pour statuer sur la date et le lieu de son décès.
Des sept maquisards arrêtés ce jour-là, c’est le seul qui ne revit jamais sa terre natale.
Il est toutefois reconnu Mort pour la France.