Paul FOURNIER
Service historique de la Défense, Vincennes
  • Informations
    • Nom : FOURNIER
    • Prénom(s) : Paul
  • Etat civil
    • Date de naissance : 27/10/1919
    • Ville de naissance : Sologny
    • Département de naissance : Saône-et-Loire
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - docker
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 28/08/1943
    • Lieu d'arrestation : Verzé
    • Département d'arrestation : Saône-et-Loire
    • Parcours carcéral :
      - Mâcon
      - Lyon (Saint-Paul)
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 3316
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
      - Allach (Kdo Dachau)
    • Matricule : 73462
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 30/04/1945
    • Lieu : Allach

Paul FOURNIER

Par : Roland Tatreaux

Fils de Benoît et Bouhet Pierrette, Paul Fournier est né le 27 octobre 1919 à Sologny (Saône-et-Loire). Il est l’avant-dernier enfant d’une fratrie de onze frères et sœurs. Le 8 juin 1940, il est appelé sous les drapeaux et le 14 août courant, incorporé dans un Chantier de Jeunesse (NdA : décret de Vichy du 31 juillet 1940, article 1) jusqu’au 31 janvier 1941 date à laquelle il est rendu à la vie civile. Domicilié à Chénas (Rhône), il exerce la profession de distillateur.

Courant août 1942, il commence à s’adonner à la propagande verbale et à la distribution de tracts antiallemands. Fin mai 1943, il quitte son emploi et plonge dans la clandestinité.

Il rejoint le maquis FTP des Sans Culottes, dans la région clunysoise, dont le chef est Jean Martin dit Barbier. Paul Fournier prend le pseudo de Paulus. Le 16 juin 1943, à la Grange du Bois (un quartier de Solutré-Pouilly), Jean Martin le nomme au grade de caporal, responsable d’un demi-groupe de 6 hommes.

Il participe, fin juin 1943, à une première attaque contre la voie ferrée Paris-Lyon à Varennes-lès-Mâcon et, le 13 juillet 1943, à une seconde sur la commune de Sancé. Le 15 juillet 1943, il procède à la récupération d’explosifs sur la commune de Flacé-lès-Mâcon. Le 28 juillet 1943, c’est au sabotage d’une ligne à haute tension sur la commune de Sainte-Cécile au lieudit La Valouze (près de Cluny), qu’il officie. Le 1er août, il est promu au grade de sergent par le commandant Charles Perrin alias Barroux, Vauban, comme chef de groupe à la tête de 12 hommes. Le 6 août 1943, le groupe s’en prend à la voie ferrée reliant Bourg-en-Bresse à Mâcon.

Le 28 août 1943, suite à la dénonciation d’un espion infiltré chez les maquisards, le camp des Sans Culottes est attaqué par les gendarmes de la brigade de Mâcon, appuyés par les GMR, sur la commune de Verzé, au lieudit Vaux-Verzé, et cernent la ferme du Mont où logent plusieurs groupes du maquis des Sans Culottes. Après un combat inégal, sept résistants sont faits prisonniers. Lors de l’engagement, Fournier Paul est légèrement blessé à une jambe.

Détenu à la maison d’arrêt de Mâcon au jour de son arrestation, le 25 novembre 1943, il est incarcéré à la prison Saint Paul à Lyon. Le 7 février 1944, il est condamné par la section spéciale de la cour d’appel de Lyon, pour détention, mise en circulation et utilisation de titres d’alimentation, à Verzé, d’origine frauduleuse, à 2 ans de prison et 1000 francs d’amende. D’autres chefs d’inculpation non suffisamment caractérisés n’ont pas été retenus. Le 20 février 1944, il est écroué à la maison centrale d’Eysses, n° d’écrou 3 316.

Le 30 mai 1944, il est livré aux autorités allemandes, dirigé sur Compiègne où il est détenu jusqu’au 19 juin, déporté le lendemain à Dachau où il arrive le 22. Il y porte le matricule 73 462 et est détenu au block 27. Le 8 juillet, il est transféré au kommando d’Allach, block 12 et 7 d’où il est libéré par l’avance américaine le 27 avril 1945. Le 27 mai, il est rapatrié par Constance, arrive au centre de rapatriement d’Annemasse le 2 juin, et dans ses foyers à Sologny le quatre.

Il peut enfant faire la connaissance de son fils André Paul né le 12 octobre 1943 à Mâcon. Mais sa santé est défaillante et il est hospitalisé au sanatorium de La Guiche le 6 août 1945. Il y restera jusqu’au 24 juin 1946, mais il put toutefois épouser Marthe Lavigne, la maman du petit André, le 11 octobre 1945 à Sologny. Les époux divorceront par jugement le 21 décembre 1948.

Domicilié au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), 4, rue Jean-Baptiste Clément, le 15 octobre 1951, son état de santé s’étant dégradé, il est admis à l’hôpital Saint Joseph, 1, rue Pierre Larousse à Paris 14e, où il décèdera, le 2 novembre 1951, des suites d’infirmités contractées en camp de concentration.

Il obtint la mention Mort pour la France en date du 8 juillet 1952.

Fournier Paul est titulaire d’un certificat d’appartenance aux FFI au titre du maquis FTP des Sans Culottes pour la période du 1er juin 1943 au 28 août 1943. Il a aussi été reconnu Déporté-Résistant, en date du 8 mars 1951, Carte DIR 1.016.01403, pour une période d’internement allant du 28 août 1943 au 18 juin 1944 et de déportation du 19 juin 1944 au 1er juin 1945. Son grade de sergent a été homologué le 29 juin 1948, par la commission d’homologation, avec prise de rang au 1er août 1943.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 231579
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21P 608 147
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940W115