Jean GAILLETON
Service historique de la Défense, Vincennes
  • Informations
    • Nom : GAILLETON
    • Prénom(s) : Jean
  • Etat civil
    • Date de naissance : 09/08/1922
    • Ville de naissance : Corcelles
    • Département de naissance : Rhône
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - cultivateur
    • Date de décès : 06/11/1984
    • Lieu de décès : Gleizé (Rhône)
  • Résistance
    • Organisation(s) de résistance :
      - FTP
      - camp des Sans-Culottes (Saône-et-Loire)
    • Date d'engagement : 3/6/1943
    • Département(s) de résistance : Saône-et-Loire
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 28/8/1943
    • Lieu d'arrestation : Verzé
    • Département d'arrestation : Saône-et-Loire
    • Juridiction de condamnation : Section spéciale - Lyon
    • Date de condamnation : 07/02/1944
    • Motif(s) de condamnation :
      - Activité communiste
      - infraction au STOn usage de titres volés
    • Peine infligée : Prison
    • Durée de la peine : 2 ans
    • Parcours carcéral :
      - Mâcon
      - Lyon (Saint-Paul)
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Date d'arrivée à Eysses : 22/02/1944
    • Numéro d'écrou à Eysses : 3318
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
    • Durée de détention : 0 an(s), 3 mois, 8 jour(s)
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
      - Allach (Kdo Dachau)
    • Matricule : 73482
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 30/04/1945
    • Lieu : Allach
    • Date de rapatriement : 02/06/1945
  • Reconnaissance
    • Statut : Déporté résistant

Jean GAILLETON

Par : Roland Tatreaux

Jean Gailleton est né le 9 août 1922 à Corcelles dans le Rhône. Il est le fils de Jean-Pierre Gailleton, cultivateur, et d’Angèle Dumont.

Du 10 juin 1940 au 30 juin 1942, Jean Gailleton est employé chez Charles Loron, vigneron, propriétaire récoltant à Fleurie (Rhône). Le 1er juillet 1942, il est incorporé dans les Chantiers de Jeunesse. La durée est alors de huit mois. Il est libéré le 20 février 1943. Ensuite, il prête main forte à ses parents sur l’exploitation familiale à Corcelles.

Le 3 juin 1943, il quitte le Rhône et sa famille pour entrer en Résistance. Il intègre le maquis FTP des Sans Culottes, dont le chef à cette époque est Antonin Boulay alias Brun et le commandant, Charles Perrin dit Vauban. Il prend pour pseudo Jacques Dorme. Il est affecté au service de ravitaillement du camp et exerce les fonctions de cuisinier. Le 15 juillet 1943, il participe à la récupération d’explosifs sur la commune de Flacé-lès-Mâcon, et le 28 juillet, avec le groupe du sergent Lagrange, sabote une ligne à haute tension sur la commune de Sainte-Cécile au lieudit La Valouze (près de Cluny).

Le 28 août 1943, suite à la dénonciation d’un espion infiltré chez les maquisards, le camp des Sans Culottes est attaqué par les gendarmes de la gendarmerie de Mâcon, appuyés par les GMR, sur la commune de Verzé, au lieudit Vaux-Verzé, lesquels cernent la ferme du Mont où loge le groupe de résistants. Après un combat inégal, avec lui, six camarades sont faits prisonniers : Charles André, Victor Boulerot, Paul Fournier, Gabriel Lagrange, André Patissier et Henri Verret. Il est incarcéré à la maison d’arrêt de Mâcon au soir de son arrestation et courant novembre, est transféré à la maison d’arrêt Saint Paul à Lyon. Là, le 7 février 1944, il comparait devant la section spéciale près de la Cour d’appel de Lyon qui le condamne pour « activité communiste, infraction au STO, usage de titres volés » à 2 ans de prison.

Le 22 février 1944, il est écroué à la centrale d’Eysses sous le numéro 3 318. Le 30 mai 1944, il est remis aux autorités allemandes et transféré à Compiègne d’où, le 18 juin, il est déporté au camp de concentration de Dachau, sous le matricule 73 582. Arrivé le 20, il sera dirigé par la suite sur le kommando d’Allach. Il y est libéré le 28 avril 1945 par les troupes américaines.

Il est rapatrié le 2 juin 1945 et arrive à Lyon le 3.

Après-guerre, il sera cultivateur, fera office de garde-champêtre à Corcelles puis employé SNCF. Il se mariera et sera père d’au moins un enfant. Jean Gailleton décède le 6 novembre 1984 à Gleizé (Rhône).

Jean Gailleton est reconnu au titre de déporté résistant en date du 13 août 1954, carte n° 1.01523067, pour une période d’internement allant du 28 août 1943 au 27 juin 1944 et de déportation du 28 juin 1944 au 1er juin 1945.

Il est aussi titulaire d’un certificat d’appartenance aux FFI validé le 18 mars 1948, pour la période allant du 3 juin 1943 au 28 août courant, au titre de son séjour au sein du maquis FTP des Sans Culottes.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 239143
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21P 610 573
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940W115