Né à Monbahus (Lot-et-Garonne) en 1921, René Vincent exerce la profession de cultivateur. Il intègre les Chantiers de la jeunesse française en 1942. Selon une attestation de Jean-Émile Filhol, responsable départemental du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, il appartient au mouvement (depuis le 4 septembre 1943) et a participé « aux colportages et distributions de tracts », « a camouflé et ravitaillé des résistants poursuivis. »
Le 7 octobre 1943, il est arrêté à Monbahus par la gendarmerie française. Il est condamné avec ses camarades Pierre Pérard et Athanase Poiraudeau à trois ans de prison par la section spéciale de la cour d'appel d'Agen, le 14 janvier 1944, pour « non dénonciation de projet de crime et activité communiste ». Il est incarcéré à la centrale d’Eysses (numéro d’écrou 2983), le 3 février 1944.
Remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944, il est déporté le 18 juin 1944 au camp de Dachau (matricule 74092). Il intègre ensuite le Kommado d’Allach. Il est libéré 30 avril 1945 puis rapatrié le 24 mai 1945.
René Vincent décédé à Agen en 2009.