Jean Sallefranque naît en 1886 à Escassefort, dans le Lot-et-Garonne. Il exerce la profession de cultivateur à Marmande.
Contacté en février 1941 par Henri Méric, il rejoint, à partir du mois de mai suivant, le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, au sein du groupe d’Étienne Petit à Marmande. Il participe alors à la distribution de tracts et de journaux clandestins du mouvement.
Arrêté à son domicile le 30 juin 1941 par la police française, il est d’abord incarcéré à la prison d’Agen, de juin à septembre, puis transféré à Toulouse, où il demeure détenu jusqu’au 12 octobre 1941.
Le 2 octobre 1941, la section spéciale du tribunal militaire de la 17e division militaire de Toulouse le condamne à quatre ans de prison et à cinq ans de privation de droits civiques, pour activité communiste et distribution de tracts du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France.
Le 12 octobre 1941, il est incarcéré à la maison centrale d’Eysses, sous le numéro d’écrou 415. Bénéficiant d’une remise de peine d’un an en application du décret du 26 mars 1943, il est transféré à la prison militaire de Mauzac, en Dordogne, le 21 juin 1943.
Il s’en évade le 7 juin 1944 et rejoint la Résistance en Dordogne. Il intègre le maquis du groupe Laborie, à Couze, et participe aux combats de Couze et de Monpazier lors de la libération de la Dordogne. Il rentre dans ses foyers le 24 août 1944.
Jean Sallefranque meurt en 1962 à Marmande, dans le Lot-et-Garonne.