Né en 1903 à Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne), Henri Petit exerce la profession d’ouvrier maçon.
Communiste depuis 1924 à Sainte-Bazeille, puis à Marmande à partir de 1932, il est membre du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France pendant l’Occupation. Comme de nombreux sympathisants communistes du Marmandais, il est arrêté le 30 mai 1941 à Marmande par la police française pour avoir distribué le journal clandestin L’Humanité ainsi que des tracts de la CGT.
Le 25 septembre 1941, il est condamné à dix ans de travaux forcés par la section spéciale du tribunal militaire de la 17e région pour « activité communiste ». Il est successivement incarcéré à Agen, puis à Toulouse en septembre 1941, et à Saint-Étienne en octobre. Il entre à la centrale d’Eysses le 28 octobre 1943 (matricule 575) et participe à la révolte des détenus du 19 février 1944. Il témoigne : « Premier pourvoyeur du fusil mitrailleur Auboiroux dans notre organisation militaire. Le soir du 19, j’étais affecté au transport des tuiles de la cour de l’infirmerie à la chapelle pour la barricade, où m’avait placé le regretté camarade Auboiroux. »
Après l’échec de la révolte, il est, comme la plupart des autres prisonniers, remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944. Il est déporté à Dachau le 23 juin 1944 (matricule 73 867), puis affecté au Kommando d’Allach le 27 juillet. Il est rapatrié le 3 juin 1945.
Il décède à Agen en 1970.