Né à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) en 1915, Bernard Méric exerce le métier de sabotier à Marmande. Dès octobre 1940, il distribue des tracts antiallemands. À partir de novembre 1940, il devient « membre du triangle de direction de la section de Marmande du Parti communiste clandestin ».
Il est arrêté les 29 ou 30 juin 1941 pour distribution de tracts anti-vichystes, transféré à la prison d’Agen le 5 juillet 1941 puis à celle de Toulouse le 9 septembre 1941. Le 25 septembre 1941, la section spéciale du tribunal militaire de la 17e région le condamne à quinze ans de travaux forcés pour « propagande pouvant nuire à la sécurité de l’État, confection et distribution de journaux et tracts, transport de ces tracts contre Vichy et l’occupant ».
Il est incarcéré à Saint-Étienne à partir du 18 octobre 1941, puis transféré à Lyon le 13 octobre 1943. Sa peine est commuée en cinq ans d’emprisonnement par décret du 26 mars 1943. Il est transféré à la centrale d’Eysses le 15 octobre 1943 (n° d’écrou 2392). Il participe aux « Trois Glorieuses » (9, 10 et 11 décembre 1943) ainsi qu’à l’insurrection des 19 et 20 février 1944.
Remis aux autorités allemandes le 30 mai 1944, il est déporté le 18 juin 1944 à Dachau (matricule 73748), puis à Mauthausen et à Buchenwald. Il est libéré le 14 avril 1945 lors de l’avancée des troupes alliées.
Bernard Méric décède à Marmande (Lot-et-Garonne) en 1947.