Né à Champniers (Vienne) en 1919, André Mignon exerce la profession de maçon à Marmande. Sympathisant communiste, il fait la connaissance d’Henri Étienne Petit, qui l’invite à venir chercher chez lui des tracts à distribuer dans les communes de Casteljaloux et de Miramont-de-Guyenne. André Mignon récupère ces tracts chez Bernard Méric, sabotier à Marmande.
Arrêté, il est condamné à deux ans de prison le 25 septembre 1941 par la section spéciale du tribunal militaire de la 17e région de Toulouse pour « activité communiste » (infraction au décret du 26 septembre 1939). Incarcéré à la centrale d’Eysses (n° d’écrou 417) le 10 octobre 1941, il bénéficie d’une remise de peine de six mois (décision du 6 février 1942), puis d’une libération conditionnelle le 7 septembre 1942. Il avait en effet manifesté une « attitude repentante à l’audience » et, selon le directeur de la centrale d’Eysses, une « bonne conduite générale ». De plus, il « avait facilité en son temps la tâche de la police de Marmande ».
Il est décédé à Mauvezin-sur-Gupie (Lot-et-Garonne) en 2011.