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  • Informations
    • Nom : LARNAC
    • Prénom(s) : Etienne
  • Etat civil
    • Date de naissance : 21/03/1920
    • Ville de naissance : Beaucaire
    • Département de naissance : Gard
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - SNCF
      - agent SNCF
    • Date de décès : 29/04/1985
    • Lieu de décès : Marseille (Bouches-du-Rhône)
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 13/8/1941
    • Lieu d'arrestation : Arles
    • Département d'arrestation : Bouches-du-Rhône
    • Motif(s) de condamnation :
      - Activité communiste
    • Parcours carcéral :
      - Marseille (Baumettes)
      - Nîmes
      - Eysses
      - Blois
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 2485
    • Motif de la levée d'écrou : Transféré
    • Date de la levée d'écrou : 13/05/1944
    • Destination de la levée d'écrou : Blois
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 02/07/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
      - Neckargerach (Kdo Natzweiler)
      - Neckarelz (Kdo Natzweiler)
      - Osterburcken
    • Matricule : 77755
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 04/04/1945
    • Lieu : Osterbrucken

Etienne LARNAC

Par : André Francisco

Étienne Larnac naît à Beaucaire, dans le département du Gard. Son père, Léonard, est ferblantier de profession, et sa mère, Blanche Morelli, couturière. La famille réside au 26, rue Henriot. En 1941, Étienne Larnac, alors employé à la Compagnie des chemins de fer de Camargue, habite à Fourques, commune gardoise voisine d’Arles.

Sous le pseudonyme d’Élie Bert, il adhère au Front national de libération de la France le 1er février 1941. Dans la nuit du 13 au 14 août 1941, alors qu’il transporte, avec six camarades, du matériel d’impression et des tracts, il est arrêté à Arles. Incarcéré à Avignon dès le 14 août, il est transféré au fort Saint-Nicolas à Marseille. Le 6 septembre 1941, il est condamné par la section spéciale du tribunal militaire de Marseille à cinq ans de prison, cinq ans d’interdiction de droits civiques et à 3 000 francs d’amende pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État, activité relevant de la Troisième Internationale communiste, et pour avoir inscrit sur les murs d’Arles, avec son camarade Louis Deguilhem, les slogans : « Vive l’URSS ! Vive l’Armée rouge ! »

En octobre 1941, il est transféré à la centrale de Nîmes, où il reste détenu jusqu’au 9 décembre 1943, date de son envoi à la centrale d’Eysses (écrou n° 2485), où sont regroupés depuis octobre tous les condamnés par les sections spéciales de la zone sud. Le 19 février 1944, il prend part au soulèvement des détenus sous les ordres d’Henri Auzias. Bloqué dans un réduit, il parvient à s’échapper en perçant le toit et reprend immédiatement le combat « avec acharnement ». Il fait partie des cinquante otages parmi lesquels sont choisis douze patriotes exécutés le 23 février, dont Auzias.

Étienne Larnac est transféré à Blois le 15 mai, puis à Compiègne (écrou 41 422). Déporté à Dachau le 2 juillet 1944, il y reçoit le matricule 77 755. Après la période de quarantaine, il est envoyé dans les camps du Neckar avec un nouveau matricule, 22 020 : d’abord à Neckargerach le 3 août 1944, puis à Neckarelz le 30 décembre 1944. Évacué fin mars 1945 devant l’avancée alliée, en direction de Dachau, il est libéré le 4 avril 1945 à Osterburken, dans le Bade-Wurtemberg, par les troupes américaines. Il transite ensuite par Strasbourg, puis par le centre d’accueil du Lutetia, à Paris, le 24 avril 1945.

À son retour de captivité, il s’installe à Arles, où il décède le 28 mars 1985.

Le 28 mai 2024, la municipalité d’Arles inaugure une plaque en son honneur : « Espace Étienne Larnac – Résistant et Déporté Arlésien – 1920-1985 » au croisement du chemin des Minimes et du chemin des Muraillettes, pour saluer le courage d’un jeune homme épris de liberté.

Sources

  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21P 586 281
  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 339011
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940W114
  • Arolsen Archives :

Bibliographie

Robert Mencherini, 2009, Vichy en Provence, Midi rouge, ombres et lumières, tome 2, Paris, Editions Syllepse