D’origine espagnole (enregistré à l’état civil sous le nom de Fondevila), Ernest Fondeville est né en 1901 à Valence-sur-Baïse (Gers). Il exerce la profession de cultivateur à Feugarolles (Lot-et-Garonne).
Il mène une activité de résistance individuelle de janvier 1940 à juin 1941. Communiste, il participe avec Didier Dupuy à « la reconstitution de groupes » à Feugarolles, Montesquieu et Bruch. Il est membre de la section de Feugarolles sous la direction d’Irénée Junqua.
À partir de juin 1942, il appartient au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, sous la direction de Maurice Bourbiel. Il participe à la distribution de tracts, à la diffusion de journaux clandestins ainsi qu’au camouflage de camarades et d’armes. En janvier 1943, Maurice Bourbiel le nomme responsable local du mouvement pour le secteur de Feugarolles, Montesquieu et Bruch.
À la suite de l’échec de l’attaque de la mairie d’Agen menée par un groupe FTPF dans la nuit du 2 au 3 avril 1943, il est arrêté le 4 avril 1943 à Feugarolles par la 8e brigade de police judiciaire de Toulouse. Il lui est reproché d’avoir hébergé Jean Pouzoulet, responsable départemental des FTPF, et d’avoir « recélé chez lui des armes ayant servi à l’attentat ».
Le 25 juin 1943, la section spéciale de la cour d’appel d’Agen le condamne à quatre ans d’emprisonnement. Il est incarcéré à la centrale d’Eysses (numéro d’écrou 1930).
À Eysses, il appartient au bataillon FFI de la centrale et participe aux « Trois Glorieuses » (9-10-11 décembre 1943) ainsi qu’à l’insurrection des 19 et 20 février 1944. Il est alors chargé du « service d’ordre » et du « service du courrier » et exerce les fonctions de « responsable infirmier au préau 4 ».
Il est libéré le 19 juillet 1944 lors d’un coup de main du groupe Dollé. Il rejoint alors ce groupe de résistance et y reste engagé jusqu’à la libération du département.
Il décède le 8 juin 1986 à Agen (Lot-et-Garonne).