Né à Marcellus (Lot-et-Garonne) en 1920, Jean Fernand Tressos exerce la profession d’agriculteur. Il adhère au Parti communiste à l’âge de 16 ans et devient l’un des organisateurs des Jeunesses communistes de son secteur. Mobilisé le 9 juin 1940 à la caserne Nansouty de Bordeaux, il est désigné avec sa compagnie pour installer un camp des Chantiers de la jeunesse à Nyons (Drôme), mais est réformé en août 1940.
De retour à Marcellus en octobre 1940, il est chargé de reconstituer un noyau clandestin des Jeunesses communistes et de former un groupe au sein de l’Organisation spéciale (OS). Il est arrêté le 20 mars 1941 à Marmande par la 8e brigade mobile de Toulouse, sous l’inculpation d’activités et de propagande communistes. Incarcéré à la prison d’Agen, il est condamné en juin 1941 à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d’Agen. Quelques jours plus tard, il est dirigé vers le camp de Nexon (Haute-Vienne). En septembre 1942, il est transféré au camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne). Après une tentative d’évasion avortée, il est incarcéré à la prison de Limoges.
Le 19 juillet 1943, il est condamné à trois mois d’emprisonnement pour tentative d’évasion. La réquisition de la prison de Limoges par les Allemands entraîne son transfert à la centrale d’Eysses (matricule 2069). Le 16 août 1943, il est renvoyé au camp de Saint-Paul-d’Eyjeaux. Emprisonné de nouveau à Eysses en novembre 1943, il participe à l’élaboration d’un journal clandestin, dans lequel il tient la chronique intitulée « Un esprit sain dans un corps sain ». Il prend également part aux « Trois glorieuses », les 8, 9 et 10 décembre 1943, une mobilisation visant à refuser le transfert en zone occupée des internés administratifs et leur remise aux nazis.
Transféré fin décembre 1943 à la citadelle de Sisteron, il s’en évade le 8 juin 1944 puis rejoint un maquis dans la Drôme, à Buis-les-Baronnies. Il occupe successivement les fonctions de commissaire aux effectifs d’une compagnie, puis d’un bataillon en juillet, puis d’un régiment FTPF début août 1944. Il participe à la libération de la région, en collaboration avec les troupes américaines débarquées en Provence le 15 août 1944. À la Libération, il intègre l’état-major FTPF de la région R3 en tant que commissaire aux effectifs, puis rejoint le comité de rédaction de la revue hebdomadaire En avant FFI !, qui paraît quelques mois avant d’être suspendue. Il suit ensuite l’école des cadres de Beauvallon (Drôme), puis l’école militaire d’Uriage (Isère). Après quelques mois passés au 15e régiment de tirailleurs sénégalais sur la Côte d’Azur, il est nommé instructeur au camp de Sathonay (Ain). Il est démobilisé le 25 octobre 1945.
Il est décédé à Marcellus en 2008.