Bruno Auguste Rampinini est né le 19 juillet 1916 dans le quatrième arrondissement de Lyon dans le département du Rhône. Il est le fils de Charles Antoine Rampinini, employé, né en Italie, et de Stella Ruffo. Ses parents sont brodeurs sur soie à Lyon. Son père milite au sein du parti communiste. La famille s’installe ensuite à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes-Maritimes où ses parents sont marchands forains.
Sa sœur Joséphine épouse le 27 mars 1928 à Lyon le dirigeant communiste François Billoux qui devient par la suite député des Bouches-du-Rhône de 1936 à 1940 puis de 1946 à 1978, commissaire d’Etat au Comité français de la Libération nationale (CFLN) puis au gouvernement provisoire en 1944, plusieurs fois membre du gouvernement de 1944 à 1947 en tant que ministre de la Santé publique, ministre de l’Economie nationale, ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme et ministre de la Défense nationale et conseiller municipal de Marseille de 1945 à 1947 puis de 1953 à 1971.
En 1936, Bruno Rampinini est inscrit au bureau de recrutement militaire de Nice dans les Alpes-Maritimes. Ses parents sont naturalisés français en 1939. Ils résident toujours à Roquebrune-Cap-Martin. Son beau-frère, François Billoux, est arrêté en octobre 1939 comme la majorité des députés communistes. Il est condamné à cinq ans de prison. En mars 1941, il part pour le bagne de Maison-Carrée à Alger.
Lors de la campagne de 1939-1940, Bruno Rampinini est mobilisé au 38e régiment d'infanterie de Saint-Etienne dans la Loire. Le 31 mai 1940, le caporal Rampinini est fait prisonnier à Lille. Le 6 juin, il est transféré au Stalag VI A à Hemer près de Dortmund en Allemagne. Le 13 septembre 1941, il bénéficie d’un rapatriement sanitaire sur Lyon. Il reste un mois en convalescence chez ses parents à Pertuis dans le Vaucluse où vivent également sa sœur et sa nièce avant d’être astreintes à résidence à Beaumes-de-Venise dans le Vaucluse par arrêté du 13 janvier 1943. Sa sœur est internée au camp de Brens en Lozère par arrêté du 6 juillet 1943.
Bruno Rampinini est hospitalisé à Saint-Raphaël dans le Var jusqu’au 24 janvier 1942. Il est envoyé ensuite dans un hôpital de Briançon dans les Hautes-Alpes jusqu’au 10 mai. Il est démobilisé à Avignon dans le Vaucluse le 18 juin. Il est de nouveau hospitalisé du 30 septembre au 14 octobre à l’hôpital Michel Lévy à Marseille dans les Bouches-du-Rhône et du 1er au 24 novembre à Saint-Raphaël. Il rentre chez lui et ne tarde pas à s’engager dans la Résistance le 2 décembre au sein du maquis FTPF du secteur de Cabrières-d’Aigues dans le Vaucluse sous le pseudonyme de « Rolland », responsable militaire. Il recrute des hommes à qui il dispense une instruction militaire.
A partir du 17 avril 1943, il est envoyé en mission à Avignon. Il mène plusieurs opérations notamment contre une locomotive dans le dépôt des machines de la gare d’Avignon et le 8 mai contre deux wagons citernes à la gare du Thor. Le 19 mai à midi, en possession d’une bicyclette volée reconnue par son propriétaire, il est appréhendé par la police avec Vincent Asensi à Avignon. Le domicile de celui-ci est perquisitionné permettant la découverte par les forces de l’ordre d’un dépôt d’armes, de munitions et d’explosifs. Louis Talard y est également interpellé. Vincent Asensi et Bruno Rampinini sont interrogés pendant cinq jours par la police et par la Brigade mobile de Marseille avant d’être emprisonnés à la maison d’arrêt de Nîmes dans le Gard le 24 mai. Lors de son procès, Bruno Rampinini est accusé de vols, de détention d’armes, de munitions et d’explosifs, d’activité communiste et de menées antinationales. Il est condamné par la Section spéciale de la Cour d’Appel de Nîmes le 12 août 1943 à six ans de prison et à 100 francs d’amende. A la suite de sa condamnation, le 17 août, il est transféré à la maison centrale de Nîmes. Le 15 octobre, il est écroué à la centrale d’Eysses (matricule 618) à Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne. Le 9 décembre, il prend part à l’action contre les GMR. Le 19 février 1944, lors de la tentative d’évasion collective, il est de faction à la porte principale puis au préau 3. Son chef de section est Henri Auzias. Le 30 mai 1944, plus d’un 1 200 détenus sont livrés aux nazis par les autorités françaises. Depuis la gare de Penne-d’Agenais, ils sont convoyés à Compiègne où ils arrivent le 2 juin. Bruno Rampinini y est enregistré sous le numéro 39 728.
Il est déporté le 18 juin à Dachau où il arrive deux jours plus tard. Il y reçoit le matricule 73 922. Il est affecté au Kommando d’Allach. Il travaille comme monteur sur des moteurs d’avions pour la firme BMW. Il est libéré le 30 avril 1945 par les troupes américaines. Il quitte Allach par ses propres moyens le 4 mai jusqu’à Ludwigshafen. Il est rapatrié le 8 mai via le Lutetia à Paris. Il est hébergé le jour même à Paris par sa sœur et par son beau-frère, ministre de la Santé publique.
Sa condamnation est annulée par un arrêt rendu par la chambre de révision de la Cour d’Appel de Nîmes le 20 avril 1945. Il se marie le 16 mars 1946 à Marseille avec Marie Antoinette Dumas. Il est ouvrier agricole à Menton dans les Alpes-Maritimes puis à Montélimar dans la Drôme. Il décède le 21 mars 1995 dans cette ville à l’âge de 78 ans.
Son nom est inscrit sur le monument commémoratif de la gare de Penne d’Agenais