Né le 3 septembre 1919 à Paris 12e, Léon Rabinovitch devance l’appel par engagement volontaire pour une durée de trois ans. Au moment de la signature de l’armistice, il se trouve en Algérie. Démobilisé au début de l’année 1942, il rejoint Paris. Avec son frère Léopold, il prend part à des actions de propagande contre le gouvernement de Vichy. Le 28 juin 1942, il est arrêté et transféré à la prison de Dijon par les autorités allemandes pour propagande antiallemande. Transféré à Pithiviers, Drancy, Beaune-la-Rolande, il s’évade d’un convoi en partance pour l’Allemagne le 1er septembre 1942.
Ayant retrouvé son frère Léopold à Lyon en janvier 1943, il intègre le groupe FTP-MOI qui, par la suite, prend le nom de bataillon Carmagnole. Grâce à son expérience militaire, il assume rapidement des responsabilités. Il commande de nombreuses attaques contre l’ennemi : sabotages de transformateurs de la poudrière Gerlent, attaque de l’hôtel Massena à Lyon au cours de laquelle de nombreux allemands sont tués (avril 1943)…
Arrêté le 14 août 1943 à Lyon, il est interné à la prison Saint-Paul, jugé par la section spéciale, et condamné le 23 novembre 1943 à 8 ans de travaux forcés. Incarcéré à Eysses, il est déporté le 2 juillet 1944 au camp de Dachau puis à celui de Buchenwald d’où il est libéré le 7 mai 1945. Il est rapatrié en 1945 et décède le 12 avril 1988.