Albert Poret est né le 12 avril 1901 à Condé-sur-Noireau (Calvados). Il réside à Albert (Somme). Ajusteur de métier, il est affecté spécial à la SNCAN (Société nationale de constructions aéronautiques du Nord) comme outilleur d’aviation en 1939.
En 1941, il adhère au Front national par l’intermédiaire d'Arthur Masson. Il est nommé chef de groupe, avec huit hommes du secteur d’Albert placés sous son autorité. Il distribue des tracts et le journal clandestin Picardie Libre, recrute des résistants au sein de son usine, participe à la destruction de lignes téléphoniques et électriques, et prend part en 1942 au sabotage qui entraîne le déraillement d’un train sur la ligne Corbie–Albert–Arras.
Arrêté le 8 août 1942 lors d’une rafle menée par la police française, il est incarcéré à la prison d’Amiens. Le 16 janvier 1943, il est condamné à trois ans de prison et à 1 200 francs d’amende par la section spéciale de la cour d’appel d’Amiens. Il est transféré à la centrale d’Eysses le 18 décembre 1943 (écrou n° 2762) où il participe à la révolte du 19 février 1944.
Le 30 mai 1944, il est remis aux autorités allemandes, qui le transfèrent au camp de Royallieu à Compiègne (Oise). Le 18 juin, il est déporté à Dachau, puis affecté au Kommando de Kempten. Albert Poret y décède le 12 septembre 1944.
Il reçoit la mention « Mort pour la France » en février 1948.