Jean-Baptiste PATISSIER
Archives familiales
  • Informations
    • Nom : PATISSIER
    • Prénom(s) : Jean-Baptiste
  • Etat civil
    • Date de naissance : 02/08/1895
    • Ville de naissance : Sennecé-les-Macon
    • Département de naissance : Saône-et-Loire
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - polisseur
    • Date de décès : 24/02/1945
    • Lieu de décès : Dachau (Allemagne)
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : ?
    • Lieu d'arrestation : ?
    • Département d'arrestation : ?
    • Motif(s) de condamnation :
      - Détention de tracts et documents tendant à propagder les mots d'ordre de la IIIe Internationale
    • Parcours carcéral :
      - ??
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 2528
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
    • Matricule : 73828
    • Situation en 1945 : Décédé
    • Date : 24/02/1945
    • Lieu : Dachau

Jean-Baptiste PATISSIER

Par : Roland Tatreaux

Jean Baptiste Patissier est né le 20 août 1895 à Sennecé-lès-Mâcon. Il est le fils de Vincent, aubergiste au dit lieu, et de Pierrette Redon, cuisinière. Il est l’aîné d’une fratrie de trois enfants.

Engagé volontaire le 26 août 1914 à Mâcon, pour la durée de la guerre, il est incorporé au 54e régiment d’artillerie. Le 25 mai 1916, il passe au 30e RA. Le 14 février 1917, il est nommé maître pointeur et, le 1er octobre 1917, muté à la 101e batterie de 58 au 217e RA. Intoxiqué par gaz aux Eparges, le 5 mars 1918, il est évacué. Le 16 mai 1918, il est transféré au 178e RA. Le 5 août 1919, à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne), il épouse Claire Ernestine Debar. Mis en congé illimité de démobilisation le 11 septembre 1919, il se retire, 25, rue Saint Antoine à Mâcon. Il est titulaire de la Croix de guerre 14-18 avec étoile de bronze et de la croix du combattant volontaire.

À l’entrée de la guerre, il exerce la profession de fondeur, polisseur sur métaux aux établissements L. Chartier, 151, rue Rambuteau à Mâcon et est père de sept enfants. Il ne connaîtra jamais son petit dernier né en mars 1943.

À compter du 1er mars 1942, il rejoint les FTP sous les ordres de Henri Pourtalet, commandant les FTP dans l’Ain, le Jura et la Saône-et-Loire, puis du sous-lieutenant Francisque Ravinet, responsable des transports pour la même zone. Il diffuse des journaux et des tracts contre l’occupant, fait des collectes en faveur des organisations de résistance et des résistants emprisonnés.

Il est arrêté sur son lieu de travail le 1er février 1943 par la gendarmerie française, conduit à la maison d’arrêt de Mâcon, puis transféré à la prison Saint Paul à Lyon. Le 8 février 1943, il est condamné par la section spéciale près de la cour d’appel de Lyon à 4 ans de prison et 3000 francs d’amende pour « détention de tracts communistes et propagation des mots d’ordre de la IIIe internationale. ».

Après un séjour à la maison centrale de Nîmes, le 16 octobre 1943, il est incarcéré à la centrale d’Eysses sous le numéro d’écrou 2 528. Le 30 mai 1944, il est remis aux autorités allemandes et transféré à Compiègne d’où il est déporté à Dachau le 18 juin 1944. Il y arrive le 20 et est immatriculé sous le n° 73 828. Il décède le 24 février 1945, au Block 21, des suites du Typhus.

Jean-Baptiste Patissier est reconnu au titre de déporté politique en date du 24 mars 1954, carte n° 1116.10579, pour une période d’internement allant du 1er février 1943 au 17 juin 1944 et de déportation du 18 juin 1944 au 24 février 1945. Il est aussi titulaire du certificat d’appartenance à la RIF, au sein du Front national, délivré le 26 avril 1949, au titre de ses services accomplis du 1er novembre 1942 au 24 février 1945 avec le grade de sergent à compter du 1er février 1943.

André Patissier, son fils, le rejoindra à la maison centrale d’Eysses où il sera écroué le 22 février 1944 sous le n° 3 327.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 460501
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21 P 523 286
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940W114

Bibliographie

André Jeannet, Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire : Biographie des résistants, p. 303, 330
Anne Comte, Bulletin trimestriel d’information et de liaison de l’Association Nationale pour la Mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses – Bataillon FFI déporté à Dachau, p. 2,3