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  • Informations
    • Nom : MUS
    • Prénom(s) : Gabriel
  • Etat civil
    • Date de naissance : 17/11/1920
    • Ville de naissance : Cheval-Blanc
    • Département de naissance : Vaucluse
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - mécanicien
    • Date de décès : 03/03/1990
    • Lieu de décès : Cavaillon (Vaucluse)
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 11/05/1943
    • Lieu d'arrestation : Lyon
    • Département d'arrestation : Rhône
    • Parcours carcéral :
      - Lyon
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 557
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
    • Matricule : 73794
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 29/04/1945
    • Lieu : Dachau

Gabriel MUS

Par : Marilyne Andréo

Gabriel Julien Victorien Mus est né le 17 novembre 1920 à Cheval-Blanc dans le Vaucluse. Il est le fils de Louis Honoré Mus, facteur des postes, et de Marguerite Léontine Grégoire, sans profession. Il a deux frères, Gilbert, né en 1917, et Gaston, né en 1924, eux aussi résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Après l’obtention de son certificat d’études primaires, il est d’abord apprenti mécanicien puis mécanicien dans son village. Il se marie avec Claire Vache originaire du même village. Le couple a une fille, née en 1942. Il est envoyé aux Chantiers de la Jeunesse.

En janvier 1943, il rejoint la Résistance au sein de la Section Atterrissages et Parachutages (SAP) de la région R4 pour se placer sous les ordres de son frère Gilbert, officier parachutiste, membre de l’état-major particulier du général de Gaulle à Londres, membre des Forces aériennes françaises libres, parachuté en France dans la nuit du 21 au 22 novembre 1942. Après l’arrestation de son frère, le 11 avril 1943 à Pierrelatte dans la Drôme, déporté ensuite à Neue Bremm et Mauthausen, il passe sous les ordres de Jean Simon. Il est un agent P2 du réseau c’est-à-dire qu’il est entré complètement dans la clandestinité sous le pseudonyme de Charles Avon, né le 27 novembre 1920 à Blida en Algérie, étudiant domicilié à Montauban dans le Tarn-et-Garonne. Il participe à des opérations de récupération et de transports d’armes. Le 11 mai 1943, lors d’un transfert d’armes en automobile entre Mâcon dans la Saône-et-Loire et Lyon dans le Rhône, il est arrêté avec Jean Simon par la police dans la rue Vendôme à Lyon. Ils portent chacun un revolver anglais chargé et ils sont munis de faux papiers. Gabriel Mus est détenu à la prison Saint-Paul de la cité lyonnaise. Il est condamné à huit ans de réclusion par la Section spéciale de Lyon le 5 octobre 1943 pour port d’armes et trafic d’armes puisqu’il a été appréhendé avec deux caisses contenant 8 mitraillettes Sten, 12 revolvers et pistolets de calibre 9 mm, 11 bombes incendiaires, 40 grosses cartouches d’explosifs et des chargeurs, des munitions, des grenades à main et des détonateurs.

En octobre 1943, il est conduit à la centrale d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne. Le 15 octobre, il y reçoit le matricule 557. Sa cellule est dans le préau 2. Le 19 février 1944, il participe à la tentative d’évasion collective. Le 30 mai 1944, plus de 1 200 détenus sont livrés aux nazis par les autorités françaises. Depuis la gare de Penne-d’Agenais, ils sont convoyés à Compiègne dans l’Oise où ils arrivent le 2 juin (numéro 39 605).

Gabriel Mus est déporté le 18 juin à Dachau. Le surlendemain, à son arrivée, il reçoit le matricule 73 794. Il est libéré le 29 avril 1945 par les troupes américaines. Il est rapatrié le 13 mai via Strasbourg dans le Bas-Rhin.

Sa condamnation est annulée par la Chambre de Révision le 9 mars 1945. Ses services dans la Résistance sont homologués par les autorités militaires avec le grade de sous-lieutenant.

Il est décédé le 3 mars 1990 à l’âge de 69 ans à Cavaillon dans le Vaucluse.

Son nom est inscrit sur le monument commémoratif de la gare de Penne-d’Agenais et sur une plaque apposée sur sa maison à Cheval-Blanc par le Souvenir français de Cavaillon.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16 P 438 053, 28 P 11 81
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21 P 603 564, 21 P 603 565
  • Archives départementales des Bouches-du-Rhône : 2 159 W 320
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940 W 118
  • Archives départementales du Vaucluse : Etat-civil en ligne
  • Association nationale pour la mémoire des résistants emprisonnés à Eysses : dossier Gabriel Mus

Liens externes

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