Né à Agen (Lot-et-Garonne) en 1910, il exerce la profession de tourneur à l’usine Hispano-Suiza de Soues, dans la banlieue de Tarbes (Hautes-Pyrénées).
Selon l’exposé du tribunal qui l’a condamné, « en 1942 et 1943, Leyritz se livrait à une activité suspecte ayant pour but de favoriser le communisme, l’anarchie et la subversion sociale et nationale. »
Le 7 mars 1943, un attentat a lieu dans la cité Hispano-Suiza de Soues contre un membre de la Légion des volontaires français (LVF), de retour du front de Russie. La police française n’identifie pas les auteurs des coups de feu mais découvre « la reconstitution d’une section communiste à Soues. » Le 9 mars 1943, des membres de cette section dont Leyritz sont arrêtés. Condamné par la section spéciale de la cour d’appel de Pau, le 5 juin 1943, à deux ans de prison, Leyritz est incarcéré à Tarbes, Pau puis à la centrale d’Eysses (n° d’écrou 2267), le 15 octobre 1943.
A Eysses, il est « employé à l’infirmerie de la centrale ». Il fait partie des détenus qui sont livrés aux autorités allemandes, le 30 mai 1944, et déportés. Interné à Compiègne, il est déporté le 18 juin 1944 au camp de Dachau-Allach (matricule 73677), puis transféré à Landsberg, un camp annexe de Dachau, le 20 juin 1944. Libéré, il est rapatrié le 1er juin 1945.
Après-guerre, sa demande d’attribution du titre de déporté politique est rejetée « en raison de l’attitude de l’intéressé au moment de son arrestation. » Un courrier du 24 juillet 1947 du secrétaire général du comité départemental d’entraide aux déportés, internés, résistants et patriotes des Hautes-Pyrénées semble en être la cause. Il indique que René Leyritz « porte la responsabilité de l’arrestation de 15 de ses camarades ». Arrêté le 9 mars 1943, il aurait permis l’arrestation de ces 15 camarades le lendemain.
Il est décédé à Toulouse (Haute-Garonne) en 1978.