André LESCORAT
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  • Informations
    • Nom : LESCORAT
    • Prénom(s) : André
  • Etat civil
    • Date de naissance : 29/01/1908
    • Ville de naissance : Niort
    • Département de naissance : Deux-Sèvres
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - ouvrier du gaz
    • Date de décès : 01/08/1957
    • Lieu de décès : Moncrabeau (Lot-et-Garonne)
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 165
    • Motif de la levée d'écrou : Evadé
    • Date de la levée d'écrou : 03/01/1944
  • Reconnaissance
    • Médaille de la Résistance
    • Médaille de la Résistance avec rosette
    • Date du décret MRF : 24/04/1946

André LESCORAT

Par : François Frimaudeau

Fils d’une couturière et d’un teinturier « mort pour la France » pendant la guerre de 1914-1918, André Lescorat est né en 1908 à Niort (Deux-Sèvres). Il débute comme linotypiste à La Gazette de Biarritz, puis s’installe à Agen en 1934. Embauché à l’Imprimerie moderne, il s’engage dans le mouvement syndical. Secrétaire du syndicat CGT du Livre à Agen, il est candidat au secrétariat général de l’Union départementale lors de la réunification de 1936, face au communiste Louis Aurin. Mais le mouvement syndical du Lot-et-Garonne étant dominé par les ex-unitaires, il doit s’incliner.

Bien que réformé, André Lescorat tient à être enrôlé lors de la mobilisation de 1939. Démobilisé, il entre dès la fin de l’année 1940 dans une résistance individuelle. Il entretient des relations avec les mouvements Liberté et Vérité, d’inspiration démocrate-chrétienne, qui fusionneront pour former Combat. Il distribue tracts et journaux clandestins, et participe à la création du mouvement Combat en Lot-et-Garonne, aux côtés de Roger Banabera, en 1941–1942. Il en devient le responsable départemental jusqu’à son arrestation, le 2 novembre 1942.

Le 4 février 1943, il est condamné par la section spéciale près la cour d’appel d’Agen à cinq ans de travaux forcés pour « complicité de détention d’explosifs et tentative de destruction d’un magasin par explosion ». Il est incarcéré à la centrale d’Eysses le 27 mars 1943 (matricule 165). Le 3 janvier 1944, il s’évade avec 53 autres détenus. Il rejoint alors un maquis dans le Tarn et reprend la lutte.

De février à la mi-juillet 1944, il est responsable du maquis de la forêt de la Grésigne. Il revient ensuite en Lot-et-Garonne, où il est intégré à l’état-major départemental. En juillet 1944, il est nommé délégué départemental à l’Information, chargé d’organiser la presse et l’information. Il forme également un groupe de détenus politiques récemment libérés d’Eysses. À la tête de cette formation, il participe à des opérations de harcèlement contre les troupes allemandes, notamment entre Port-Sainte-Marie et Agen, à la suite des combats du Cornier (Prayssas), de Saint-Hilaire, et à la porte ouest d’Agen. À la Libération, il siège au Comité départemental de Libération du Lot-et-Garonne. Le 24 avril 1946;, il estd écoré de la médaille de la Résistance avec rosette.

Candidat sous l’étiquette MRP, il est élu à la première Assemblée constituante le 21 octobre 1945, en tête de la liste démocrate-chrétienne. Il est réélu à la seconde Assemblée constituante en 1946, puis à l’Assemblée nationale lors des élections législatives de novembre 1946. En revanche, il échoue lors des élections de 1951.

Atteint par la maladie, André Lescorat se retire de la vie politique en 1952. Il décède en 1957 à Moncrabeau (Lot-et-Garonne).

Dans Matricule 165 (Agen, Imprimerie moderne, v. 1945), il raconte son engagement et son incarcération à la centrale d’Eysses.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16 P 367 094
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940 W 113
  • Archives privées : témoignage de sa fille, recueilli par François Frimaudeau en septembre 2003.
  • Ordre de la Libération - CNMRF :

Bibliographie

Collectif, Dictionnaire des parlementaires d'Aquitaine sous la IIIe République, Bordeaux, CARHC, 1998

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