Né à Saint-Hilaire-de-la-Noaille (Gironde) en 1921, il exerce la profession d’agriculteur sur la commune de Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne).
De décembre 1940 à juillet 1941, il participe à des sabotages visant du matériel automobile français destiné aux Allemands et centralisé à Sainte-Bazeille.
Membre du groupe FTPF de Sainte-Bazeille, il prend part à un sabotage de voie ferrée le 10 mars 1943. À la suite de l’échec de l’attaque de la mairie d’Agen menée par un groupe FTPF dans la nuit du 2 au 3 avril 1943, il est arrêté par la police française le 5 avril 1943. Il lui est reproché d’être « porteur de tracts et receleur de jeunes qui se sont dérobés à la loi sur le travail obligatoire (STO) ». Il lui est également imputé d’avoir « servi d’intermédiaire pour l’établissement de fausses cartes d’identité ».
Le 25 juin 1943, la section spéciale de la cour d’appel d’Agen le condamne à deux ans d’emprisonnement. Il est incarcéré à la centrale d’Eysses (numéro d’écrou 1934).
À Eysses, il appartient au bataillon FFI de la centrale et participe aux « Trois Glorieuses » (9-10-11 décembre 1943) ainsi qu’à l’insurrection des 19 et 20 février 1944.
Livré aux autorités allemandes le 30 mai 1944 avec la quasi-totalité des détenus, il est déporté le 18 juin 1944 au camp de Dachau (matricule 73 665). Il est ensuite affecté au kommando d’Allach. Il est libéré le 30 avril 1945 et rapatrié le 30 mai 1945.
Il décède à Pont-du-Casse (Lot-et-Garonne) en 2000.