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  • Informations
    • Nom : LECLERCQ
    • Prénom(s) : Alfred
  • Etat civil
    • Date de naissance : 26/09/1904
    • Ville de naissance : Pozières 
    • Département de naissance : Somme
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - mécanicien chauffeur
    • Date de décès : 06/04/1993
    • Lieu de décès : Albert (Somme)
  • Arrestation et condamnation
    • Motif(s) de condamnation :
      - Activité communiste
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 2787
    • Motif de la levée d'écrou : Libéré
    • Date de la levée d'écrou : 20/11/1943

Alfred LECLERCQ

Par : Philippe Pauchet

Alfred Leclercq est né le 26 septembre 1904 à Pozières (Somme). Il est menuisier à Albert (Somme), où il réside. Militant syndicaliste, puis responsable syndical aux établissements Douzille d’Albert, il adhère au Parti communiste en 1934.

Membre du Parti communiste clandestin, il rejoint en décembre 1941 la 1?? compagnie des Francs-tireurs et partisans français (FTPF), sous le pseudonyme de « Baptiste ». Sous les ordres du lieutenant Olivier Franqueville, il participe à la formation de résistants, distribue des tracts ainsi que le journal Picardie Libre. Il héberge à son domicile Marius Sire et Arthur Masson, tous deux recherchés par la Gestapo. Le 20 octobre 1942, il prend part au sabotage de lignes téléphoniques entre Miraumont et Authuille (Somme).

Dénoncé, il est arrêté le 24 octobre 1942 et incarcéré à la prison d’Amiens. Le 16 janvier 1943, la section spéciale de la cour d’appel d’Amiens le condamne à deux ans de prison et à une amende de 1 200 francs pour « activités communistes ». Il est transféré à la centrale d’Eysses le 18 décembre 1943 (numéro d’écrou 2787).

Libéré le 14 mai 1944, Alfred Leclercq revient à Albert le 24 et reprend aussitôt ses activités au sein de la Résistance. Sous les ordres de Louis Rosset, son chef de groupe, il participe à plusieurs sabotages de voies ferrées : entre Achiet-le-Grand et Albert en mai, entre Miraumont et Albert en juin, et entre Picquigny et Hangest-sur-Somme en juillet. Dans la nuit du 10 au 11 juin, il récupère du matériel parachuté. Il prend également part à des sabotages de routes, à la destruction de lignes à haute tension et de machines agricoles. Il contribue à la libération d’Albert et de ses environs.

Titulaire de la carte de combattant volontaire de la Résistance, Alfred Leclercq poursuit son engagement politique à Albert, où il est secrétaire de la section communiste et participe à plusieurs campagnes électorales. Dans les années 1960, il devient membre du bureau de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance).

Alfred Leclercq décède le 6 avril 1993.

Sources

  • Archives départementales de la Somme : 79W120/1906
  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 349662
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940 W 114

Bibliographie

DVD Rom : La Résistance dans la Somme , AERI, 2018