Né à Montignac-de-Lauzun (Lot-et-Garonne) en 1884, il est cultivateur à Villebramar (Lot-et-Garonne). Il exerce également la fonction de garde champêtre dans cette commune. Son épouse y est secrétaire de mairie.
Il fait la guerre de 14-18 au cours de laquelle il est blessé par deux fois. Titulaire de deux citations, il est décoré de la croix de guerre.
A partir du 1er janvier 1943, il appartient au Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France. Il est arrêté à Villebramar, le 5 octobre 1943, par la gendarmerie de Monclar-d’Agenais (Lot-et-Garonne) « pour avoir hébergé et favorisé la fuite d’un patriote traqué. » Dans une enquête de gendarmerie, son épouse déclare : « L’activité de mon mari … consistait à ravitailler et à héberger divers membres de la Résistance de passage dans la région. »
Condamné à quatre ans de prison le 8 octobre 1943 par la section spéciale de la cour d’appel d’Agen, Pierre Fraysse est incarcéré à la centrale d’Eysses (n° d’écrou 2980), le 3 février 1944. Il intègre le bataillon FFI de la centrale d’Eysses.
Remis comme la plupart des détenus aux autorités allemandes le 30 mai 1944, il est déporté à Dachau (n° matricule 73470), le 20 juin 1944.
Il y est décédé le 23 janvier 1945. La mention Mort pour la France a été ajoutée à son acte de décès.