Edgard Jean-Marie FRANCHOT
Pôle mémoire Agen
  • Informations
    • Nom : FRANCHOT
    • Prénom(s) : Edgard Jean-Marie
  • Etat civil
    • Date de naissance : 10/06/1913
    • Ville de naissance : Saint-Aubin-d'Aubigne
    • Département de naissance : Ille-et-Vilaine
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - coiffeur
    • Date de décès : 30/05/2010
    • Lieu de décès : Paris (Seine)
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 28/6/1941
    • Lieu d'arrestation : Marmande
    • Département d'arrestation : Lot-et-Garonne
    • Parcours carcéral :
      - Agen
      - Toulouse
      - Saint-Etienne
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 518
    • Préau ou autre affectation :
      - Préau 3
    • Compagnie de combat : 3e Cie Arjaliès
    • Section de combat : Franchot Edgar
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
      - Allach (Kdo Dachau)
      - Stephankirchen (Kdo Dachau)
      - Rosenheim (Kdo Dachau)
    • Matricule : 73467
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 01/05/1945
    • Lieu : Stepankirschen

Edgard Jean-Marie FRANCHOT

Par : Fabrice Bourrée

Edgar Franchot est né le 10 juin 1913 à Saint-Aubin d'Aubigné (Ille-et-Vilaine). Après l’obtention de son baccalauréat de philosophie en juin 1934, il s’inscrit à la faculté de Droit de Bordeaux. Deux ans plus tard, il abandonne ses études de Droit pour entrer à l’école de l’Air. En 1938, il effectue son service militaire dans l’armée de l’Air.

Rappelé à l’activité militaire en août 1939, il est affecté à la compagnie de l’Air 1/122 à Rouen. En juin 1940, par manque d’avions, il est muté comme chef d’un détachement de transmissions. C’est à la tête de ce détachement qu’il suit la retraite de l’armée française jusque dans le Gers. Démobilisé en juillet 1940, il passe dans la réserve de l'Armée de l'air et occupe un poste de principal clerc d’avoué à Marmande.

En novembre 1940, il participe à la rédaction et à la distribution de tracts patriotiques et anti-allemands. Contacté par Godefroy (« colonel Rivière »), il organise les premiers groupes de Résistance dans le secteur de Marmande. Il est désigné par Rabardel (« Ralph ») comme responsable de l’organisation spéciale (OS) du secteur Ouest sous les ordres de Lucien Bouard. Franchot participe notamment aux sabotages effectués en décembre 1940 et dans les débuts de l’année 1941 contre du matériel automobile entreposé aux lieux-dits Laclotte et Latapie à Sainte-Bazeille (Lot-et-Garonne). Ce matériel provenait de parcs militaires français et devait être livré aux Allemands.

Arrêté le 28 juin 1941 à Marmande par la police de Vichy par suite de l’arrestation de l’un des membres de l’organisation, il est condamné à 7 ans de travaux forcés et 5 ans d’interdiction de séjour par la section spéciale du tribunal militaire de la 17e région le 25 septembre 1941 pour activité communiste. Il est incarcéré à Agen, Toulouse, Saint-Étienne puis Eysses où il arrive le 15 octobre 1943. Pendant sa détention à Eysses, il participe, en octobre-novembre 1943, à l'organisation du bataillon de la centrale. D'abord chef de groupe, il devient par la suite officier instructeur. Il prend part à la tentative d'évasion collective du 19 février 1944, se distinguant particulièrement en « se portant à l'assaut du mirador par trois fois ».

Déporté à Dachau en juin 1944, puis transféré à Allach, il y devient responsable de l'organisation clandestine du block 10. De janvier à avril 1945 au camp de Stefankirchen, il assume des responsabilités à la direction de l'organisation de résistance clandestine du camp aux côtés de Raymond Prunières et du lieutenant Ivanoé. Il est libéré le 1er mai 1945 par les troupes américaines et rapatrié quinze jours plus tard.

Récupéré par l’armée de l’Air, il est détaché en août 1945 comme directeur du centre de convalescence pour rapatriés à Penne d’Agenais ; il y reste jusqu’en juillet 1947. Après un passage dans les transmissions Air à Vienne (Autriche), il est démobilisé le 15 décembre 1948. Reconverti dans les assurances puis dans l’import-export, il s’installe à Casablanca (Maroc).

Secrétaire général de l’amicale des anciens d’Eysses pendant de nombreuses années, très impliqué dans le devoir de mémoire et la reconnaissance des actions accomplies par le bataillon d’Eysses, Edgar Franchot est décédé le 30 mai 2010.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : GR 16P 232 916
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : AC 21P 608 492
  • Association nationale pour la mémoire des résistants emprisonnés à Eysses : dossier Edgard Franchot
  • Archives privées : Edgard Franchot