Jean-Marie Forest est né le 2 janvier 1924 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), fils de Claude Marius et Gourat Jeanne Germaine. Pendant l’Occupation, il réside 23, rue Wakatsuki à Lyon 7e. De juin 1940 à début mars 1943, il exerce la profession de rectifieur à l’usine Le roulement Lyon, à l’angle de la rue Primat et de la rue Poizat à Villeurbanne.
Le 2 mars 1943, il s’engage dans l’Armée secrète aux groupes francs de Lyon, et est incorporé au groupe franc Daniel (chef, lieutenant Rolland alias Daniel ; chef-adjoint, adjudant Fauvet Francisque Louis, pseudo Morin Albert). Il travaille aussi pour le compte de Jean Dognin alias Sylvain, chef des FUJ (forces unies de la jeunesse) du mouvement Combat, lequel réside au 9 de la rue Poizat (à une encablure du travail de Jean-Marie Forest). Jean-Marie Forest prend pour pseudo Besson.
Chef d’un groupe de cinq hommes, il participe aux opérations armées de sa formation : sabotages de voies ferrées, de lignes électriques et télégraphiques sur Saint-Priest, de transformateurs d’usine, du canal de Jonage (dérivation du Rhône pour alimenter l’usine hydroélectrique de Cusset). Il est aussi répartiteur de la presse clandestine pour Combat.
Il est arrêté le 3 août 1943 au 246 cours Lafayette à Lyon, sur dénonciation, par la police française, au domicile de M. Granger, chef d’un groupe de résistants.
Conduit au dépôt du petit parquet de Lyon Saint Jean, il y reste 2 jours et, le 5 août 1943, est incarcéré à la prison Saint Paul à Lyon. Le 4 novembre, il est condamné par la section spéciale de la cour d’appel de Lyon à 15 mois de prison et 1200 francs d’amende pour avoir nui à la défense de l’État dans un but de subversion totale. Le 8 décembre 1943, il est écroué à la maison centrale d’Eysses, n° d’écrou 2 678. Le 30 mai 1944, il est livré aux autorités allemandes, transféré à Compiègne d’où il est déporté à Dachau le 26 juin et transféré à Allach courant mai 1944.
Jean-Marie Forest est titulaire d’un certificat d’appartenance aux FFI au titre des groupes francs AS du Rhône pour la période du 12 mars 1943 au 3 août 1943.
Il a aussi été reconnu Déporté-Résistant, en date du 4 septembre 1952, Carte DIR 1.015.12012, pour une période d’internement allant du 3 août 1943 au 19 juin 1944 et de déportation du 20 juin 1944 au 1er juin 1945. Rapatrié le 2 juin 1945, il réintègre ses foyers le quatre.
Le grade de caporal-chef lui a été conféré le 11 avril 1947, par la commission d’homologation, avec prise de rang le 1er août 1943, faisant fonction d’adjoint au chef du groupe motorisé.
Jean-Marie Forest s’éteint, à l’âge de 91 ans, le 2 mars 2015 à Morestel dans l’Isère.