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  • Informations
    • Nom : FOLCHER
    • Prénom(s) : Jules
  • Etat civil
    • Date de naissance : 24/08/1905
    • Ville de naissance : Saint-Julien-sur-Dhenne
    • Département de naissance : Saône-et-Loire
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - cultivateur
    • Date de décès : 01/12/1973
    • Lieu de décès : Saint-Valéry-sur-Somme (Somme)
  • Résistance
    • Organisation(s) de résistance :
      - Parti communiste
    • Date d'engagement : 01/08/1940
    • Département(s) de résistance : Saône-et-Loire
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 27/08/1942
    • Lieu d'arrestation : Tournus
    • Département d'arrestation : Saône-et-Loire
    • Juridiction de condamnation : Section spéciale - Lyon
    • Date de condamnation : 25/01/1943
    • Motif(s) de condamnation :
      - Activité communiste
    • Peine infligée : Prison
    • Durée de la peine : 4 ans
    • Parcours carcéral :
      - Lyon (Montluc)
      - Lyon (Saint-Paul)
      - Nîmes
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Date d'arrivée à Eysses : 16/10/1943
    • Numéro d'écrou à Eysses : 2526
    • Préau ou autre affectation :
      - Préau 2
    • Compagnie de combat : 2e Cie Prunières
    • Section de combat : Folcher Jules
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
    • Durée de détention : 0 an(s), 7 mois, 14 jour(s)
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
    • Matricule : 73451
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 29/04/1945
    • Lieu : Dachau

Jules FOLCHER

Par : Roland Tatreaux

Jules François Folcher est né le 24 août 1905 à Saint-Julien-sur-Dheune (Saône-et-Loire). Il est le fils de Pierre Clément, instituteur public, et Charnay Marie Léonie. Il a dix frères et sœurs. Il exerce tour à tour les professions de cultivateur (1924), militaire (1924 à 1928), électricien (1928-1929), militaire (1929 à 1934), tôlier (1942).

Le 12 juillet 1924, il s’engage pour une durée de quatre ans à la mairie de Chalon-sur-Saône. Il est incorporé au 23e régiment d’infanterie coloniale. Le 1er mars 1925, il débarque à Casablanca où il rejoint le régiment d’infanterie coloniale du Maroc (RICM) avec lequel il participe à la guerre du RIF. Le 5 avril 1927, il est affecté au 21e régiment d’infanterie coloniale stationné à Paris qu’il rallie le 10 avril courant. Il est renvoyé dans ses foyers le 12 juillet 1928. Il se retire à Tournus.

Le 28 octobre 1929, à Paris, il se réengage pour une durée de cinq ans au sein du 1er régiment étranger. Il sert en Algérie du 2 novembre 1929 au 25 février 1932, date à laquelle il passe au 2e régiment étranger et renoue avec le Maroc. Il fut nommé caporal le 1er août 1930 et le 23 juin 1933, la médaille coloniale avec agrafe Maroc lui est attribuée. Le 28 février 1934, il est dirigé sur l’Algérie qu’il quitte le 6 juin pour rejoindre la métropole et est libéré et rayé des contrôles de la légion étrangère le 28 octobre 1934. Il quitte l’armée avec le grade de sergent et se retire à Paris.

En septembre 1939, il est rappelé à l’activité, mais est reformé temporaire. Il se retire à Tournus.

Il entre en Résistance le 4 août 1940. Le 10 novembre, il est nommé responsable technique du Parti communiste illégal, par M. Hospital Léon (Mâcon), pour la région de Tournus. En avril 1941, il exerce le même poste mais pour les régions de Tournus et Louhans, sous la coupe de M. Turrel Henri. Il a en charge l’impression et la diffusion de tracts. Suite à dénonciation, le 27 août 1942, il est arrêté par la police française à son domicile de Tournus, route de Chalon. Son logement est perquisitionné et des tracts propagandistes y sont trouvés. Il est incarcéré à la prison militaire de Mâcon. Le 13 septembre 1942, il est transféré à Montluc. Le 25 janvier 1943, il est condamné, par la section spéciale de la cour d’appel de Lyon, à quatre ans de prison et 2500 francs d’amende, pour détention et distribution de tracts pouvant nuire aux relations existantes entre deux pays. Le 4 février, il est conduit à la maison d’arrêt de Saint Paul à Lyon et le 3 juin intègre la maison centrale de Nîmes. C’est le 16 octobre qu’il est écroué à la centrale d’Eysses sous le numéro d’écrou 2 526. A la maison centrale d’Eysses, du 16 octobre 1943 au 19 février 1944, il est nommé chef de la 3e section, Préau 2, et chargé de l’instruction militaire. 

Le 30 mai 1944, il est livré aux autorités allemandes. Le 4 juin, il est interné au camp de Royallieu et le 18 juin déporté au camp de Dachau où il arrive le 20. Il est détenu successivement au block 19, 30, 24, 14 et porte le matricule 73 451. Le 29 avril 1945, il est libéré par la 7e armée américaine. Le 18 mai, il est rapatrié en France par Strasbourg et réintègre ses foyers le 20 à Tournus.

Jules Folcher est titulaire du certificat d’appartenance aux FFI délivré le 23 octobre 1951, pour la période allant du 9 décembre1943 au 30 mai 1944, au titre du bataillon FFI de la centrale d’Eysses. Le grade d’adjudant lui a été conféré par la commission ad hoc en date du 12 octobre 1948, avec prise de rang au 1er août 1942.

Folcher Jules est reconnu au titre d’Interné-Politique en date du 17 janvier 1948, carte n° 1102.13344 pour une période d’internement allant du 17 août 1942 au 17 juin 1944, et une période de déportation du 20 juin 1944 au 17 mai 1945. Il est aussi titulaire de la carte des CVR n° 24-297.

Le 2 août 1947, à Paris 18e, il épouse Poindron Mireille, Marie, Léonie, originaire de Quessy dans l’Aisne et le couple s’installe 16, rue Roger Salengro à Tergnier (Aisne). Il décèdera le 1er décembre 1973 à Saint-Valéry-sur-Somme. Son épouse décèdera le 24 janvier 1999 à Tergnier.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : 16P 227033
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21P 606 962
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940W114
  • Archives départementales de Saône-et-Loire : registre matricule, Mâcon-1925-1 R RM Mâcon 1925/2