Pierre DESMEDT
Service historique de la Défense, Vincennes
  • Informations
    • Nom : DESMEDT
    • Prénom(s) : Pierre
  • Etat civil
    • Date de naissance : 11/02/1914
    • Ville de naissance : Bousbecque
    • Département de naissance : Nord
    • Pays de naissance : France
    • Profession avant guerre :
      - employé
    • Date de décès : 15/07/2005
    • Lieu de décès : Tourcoing (Nord)
  • Arrestation et condamnation
    • Date d'arrestation : 9/12/1941
    • Lieu d'arrestation : Agen
    • Département d'arrestation : Lot-et-Garonne
    • Parcours carcéral :
      - Agen
      - Toulouse
      - Lodève
      - Mauzac
      - Montpellier
      - Eysses
      - Compiègne
  • Eysses
    • Numéro d'écrou à Eysses : 494
    • Motif de la levée d'écrou : Remis aux autorités allemandes
    • Date de la levée d'écrou : 30/05/1944
  • Déportation
    • Déporté
    • Lieu de départ : Compiègne
    • Date de départ : 18/06/1944
    • Parcours concentrationnaire :
      - Dachau
      - Allach (Kdo Dachau)
    • Matricule : 73359
    • Situation en 1945 : Libéré
    • Date : 30/04/1945
    • Lieu : Allach
  • Reconnaissance
    • Médaille de la Résistance
    • Date du décret MRF : 15/10/1945

Pierre DESMEDT

Par : François Frimaudeau

Pierre Joseph Desmedt naît en 1914 à Bousbecque, dans le Nord, de parents belges. En 1940-1941, il exerce la profession d’employé de transport à Toulouse.

Mobilisé le 27 août 1939, il participe à la campagne de France et combat en Belgique, dans la région de Namur. Lors de la bataille de Dunkerque, à la fin du mois de mai 1940, il est évacué vers l’Angleterre le 31 mai. Renvoyé en France « le 2 juin par Cherbourg », il « monte vers la Seine » avec son unité, avant que celle-ci ne se replie. Fait prisonnier par l’armée allemande, il parvient toutefois à s’évader.

En juillet 1940, il tente sans succès de rejoindre le général de Gaulle. Il travaille ensuite au parc automobile militaire de Toulouse, où sont préparés les véhicules destinés à être livrés aux Allemands. Il affirme y avoir saboté tous « les véhicules passés entre ses mains ».

Démobilisé à Toulouse en août 1941, il est recruté le mois suivant par le groupe de Résistance dirigé par Pierre Bertaux, en qualité d’agent de liaison. Il participe à des opérations de réception de matériel et de personnel, et se trouve notamment présent lors d’un parachutage d’armes à Fonsorbes, près de Toulouse, en octobre ou novembre 1941.

Chargé de mission de 2e classe, agent P2, il est envoyé à Agen, où il est arrêté le 9 décembre 1941 par la Sûreté du territoire. Il séjournait alors à l’hôtel Regina, dans l’attente de la réception d’un parachutage qui n’a finalement pas lieu.

Le 31 juillet 1942, le tribunal militaire de la 17e région militaire de Toulouse le condamne à cinq ans de travaux forcés et à cinq ans d’interdiction de séjour, pour « participation à une entreprise de démoralisation de la nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale ».

Il est d’abord emprisonné à Agen, puis successivement dans les prisons militaires de Toulouse et de Lodève, au camp militaire de Mauzac, puis à la prison de Mende, où il est détenu du 15 décembre 1942 au 15 octobre 1943.

Le 15 octobre 1943, il est incarcéré à la maison centrale d’Eysses, sous le numéro d’écrou 494. L’Étape, œuvre de relèvement des détenus méritants située à Sénas, dans les Bouches-du-Rhône, sollicite alors une suspension de l’exécution du jugement en sa faveur. Desmedt y est décrit comme « recommandé par un père jésuite qui le suit avec intérêt depuis sa détention », et comme un homme « profondément religieux », ayant effectué deux ans de scolasticat chez les pères franciscains. Le directeur de la centrale d’Eysses émet cependant un avis défavorable, « en raison des faits qui ont motivé sa condamnation ».

Le 30 mai 1944, il est livré aux Allemands avec la quasi-totalité des détenus d’Eysses. Déporté le 18 juin 1944 à Dachau, où il reçoit le matricule 73359, il est ensuite affecté au kommando d’Allach. Il est libéré en mai 1945.

Pierre Joseph Desmedt meurt en 2005 à Tourcoing, dans le Nord.

Sources

  • Service historique de la Défense - Vincennes : GR 28 P4 220 ; 16 P 179 758
  • Service historique de la Défense - DAVCC Caen : 21 P 633 849
  • Archives départementales du Lot-et-Garonne : 940 W 118