Léon Clerc est né le 10 novembre 1893 à Simandre (Saône-et-Loire). Il est le fils d’Antoine, cultivateur, et de Benoîte Ridet, son épouse, également cultivatrice. Léon est le troisième enfant d’une fratrie nombreuse, composée de huit enfants.
En 1913, il réside à Paris, où il exerce la profession de boucher. Le 28 novembre de la même année, il est incorporé au 10e bataillon de chasseurs à pied. Il est nommé caporal le 9 septembre 1914, puis promu sergent le 10 mai 1915. Le 25 mai, lors des combats de La Noulette, le sergent Clerc est blessé au pied gauche par balle. Le 31 mai, il est cité à l’ordre du bataillon. Après trois mois et demi de convalescence, il rejoint le front, où il est à nouveau blessé le 29 novembre, cette fois par des éclats d’obus à la main gauche.
Le 31 mars 1916, il est porté disparu au nord-est du fort de Vaux. Fait prisonnier, il est interné au camp d’Altdamm, près de Stettin. Il est rapatrié le 18 décembre 1918, puis démobilisé le 27 août 1919. Il s’installe alors au 224, rue Marcadet à Paris (18e arrondissement).
Le 2 octobre 1919, il épouse à Ormes (Saône-et-Loire) Jeanne Aimée Bernard, de quatre ans sa cadette. Le couple s’installe au 26, rue Delambre à Paris (14e arrondissement), et Léon rejoint la police municipale comme gardien de la paix. De cette union naissent deux enfants : Lucienne Simonne, en 1921, et Daniel Marcel, en 1928.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il prend sa retraite avec le grade de brigadier de police.
Le 30 janvier 1939, il est condamné par le tribunal de première instance de Chalon-sur-Saône à 50 francs d’amende pour blessures involontaires. Le 24 janvier 1940, à Vitry-le-François, il est à nouveau condamné à 21 francs d’amende pour blessures par imprudence.
Le 16 juin 1943, il est arrêté à Nanton (Saône-et-Loire) pour détention illégale d’une arme à feu. Il est incarcéré le 20 juin à la maison d’arrêt de Mâcon, puis transféré le 19 juillet à celle de Bourg-en-Bresse. Dans la nuit du 21 au 22 août, il s’évade avec violences, mais est repris peu après. Condamné à 90 jours de cachot, il est placé au mitard le 28 août et en ressort le 13 septembre à la demande du médecin pour raisons de santé.
Le 10 novembre, il est condamné par le tribunal de première instance de Mâcon à deux mois de prison pour abattage irrégulier d’une vache (fait survenu en mai 1943), ainsi qu’à deux autres mois pour vol d’un lapin (fait de juin 1943). Ces deux peines sont confondues.
Le 1er décembre, il est condamné par le tribunal criminel spécial de Lyon à un an de prison pour détention illégale d’armes à feu (fait du 16 juin 1943). Le 17 janvier 1944, il est de nouveau condamné à un an de prison par le même tribunal, cette fois pour évasion violente dans un but de subversion nationale. Là encore, les peines sont confondues.
Le 28 janvier 1944, il est incarcéré à la prison d’Eysses (n° d’écrou : 2 960). Il en est libéré le 20 mai, avec l’injonction de se retirer chez lui à Simandre, où réside encore sa mère (son père étant décédé).
Le jour de son arrestation, il avait été déclaré sans domicile fixe et veuf. C’est son frère Claude, domicilié au 1, rue Darcy à Grigny (Rhône), qui entreprend des démarches auprès du juge pour le compte de ses neveu et nièce.
Au recensement de 1946, au 26, rue Delambre à Paris (14e), on retrouve Lucienne Simonne et Daniel Marcel. Elle exerce la profession de rédactrice et est également tutrice de son frère, qui travaille comme dessinateur. Le fait que Simonne soit tutrice de son frère laisse à penser que leur père a disparu.