Né à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine, alors département de Seine-et-Oise) en 1919, André Cazade exerce d’abord la profession d’électricien puis, à partir du 1er octobre 1942, celle d’archiviste au commissariat de police de Marmande (Lot-et-Garonne).
Démobilisé le 25 février 1941, il rejoint, le 1er mars 1943, le groupe FTPF dirigé par Jean Pouzoulet. À la suite de l’échec de l’attaque de la mairie d’Agen menée par ce groupe dans la nuit du 2 au 3 avril 1943, il est arrêté par la brigade de police de Toulouse chargée de l’enquête. Il lui est reproché d’avoir « fourni un plan du commissariat de police indiquant notamment le local où les armes sont entreposées ». Il lui est également imputé de « dénoncer l’activité et les intentions des fonctionnaires de la police de Marmande ».
Le 25 juin 1943, la section spéciale de la cour d’appel d’Agen le condamne à quatre ans d’emprisonnement. Il est incarcéré à la centrale d’Eysses (n° d’écrou 1932).
Livré aux autorités allemandes le 30 mai 1944 avec la quasi-totalité des détenus, il est déporté le 18 juin 1944 au camp de Dachau (matricule 73 231). Le 22 juillet 1944, il est transféré au camp de Flossenbürg (matricule 13 039), puis affecté trois jours plus tard au kommando d’Hersbrück. Épuisé et malade, il est renvoyé à Flossenbürg le 24 décembre 1944 où il décède le 5 février 1945.
Les mentions « Mort pour la France » et « Mort en déportation » (Journal officiel du 15 novembre 1987) ont été portées sur son acte de décès. Il est décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance française par décret du 26 juin 1956.