Raymond Blondin est né le 3 août 1912 à Abbeville (Somme) où il réside. Sympathisant du Parti communiste avant la guerre, il rejoint l’Organisation spéciale (OS) en août 1940 et s’occupe du recrutement. En octobre, il s’installe à Chelles (Seine-et-Marne) après que sa maison a été sinistrée et trouve un emploi de surveillant cuiseur à la sucrerie de Villenoy. Toujours membre de l’OS, il distribue des tracts. En mai 1942, il rejoint les FTPF et participe à plusieurs sabotages. Le 18 mars 1943, avec un groupe de quatre hommes, il incendie le centre de ravitaillement allemand de la gare de l’Est.
Mis en cause par un militant communiste de Meaux arrêté quelques jours auparavant, Raymond Blondin est appréhendé le 22 avril 1943. Interné à la prison de la Santé à Paris, il est condamné, le 7 août 1943, à dix-huit mois de prison et à 1 200 francs d’amende par la section spéciale près la cour d’appel de Paris. Raymond Blondin est transféré à la centrale d’Eysses le 18 décembre 1943 (écrou n° 2 749).
Envoyé à Compiègne le 30 mai 1944, il est par la suite déporté à Dachau le 20 juin (matricule 73 113), puis transféré au Kommando de Landsberg le 14 juillet. Blessé à la tête par des coups de gourdin, il est renvoyé à Dachau le 17 novembre.
Raymond Blondin est libéré le 29 avril 1945 par l’armée américaine et rapatrié le 25 mai.
Il décède à Antibes (Alpes-Maritimes) le 14 août 1996.