André Amblard naît le 4 juillet 1913 au 85, rue de Charenton, à Paris. Son père, Alphonse, est chaudronnier ; sa mère, Adrienne Luboué, est couturière. En 1931, il épouse Simone Dey à Nîmes. Le 15 février 1937, André Amblard est embauché comme ouvrier à la SNCF. Au moment de la déclaration de guerre, il est en poste à Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain.
En juillet 1942, il rejoint le mouvement Libération-Sud, au sein duquel il intègre une sizaine opérant dans le secteur d’Ambérieu, sous le pseudonyme de Nicolas. En octobre 1942, il est nommé chef de trentaine, puis devient, en décembre, responsable de la propagande. Il participe à diverses opérations : transports, distribution de tracts, sabotages et destructions de machines au dépôt ferroviaire d’Ambérieu. Le 9 octobre 1942, il prend part à un attentat à la grenade contre les locaux de la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchevisme). En mai 1943, il est nommé chef de groupe-franc de l’Armée secrète pour le secteur d’Ambérieu, avec le grade fictif de sous-lieutenant.
Le 12 mai 1943, André Amblard est arrêté à Ambérieu par la gendarmerie française. Lors de la perquisition de son domicile, situé rue Aristide-Briand, une caisse contenant un stock de crayons allumeurs, du plastic et des détonateurs est découverte. Il est incarcéré à la prison de Belley (Ain), puis transféré le 17 mai à la prison Saint-Paul de Lyon. Le 25 juin 1943, il comparaît devant le tribunal spécial de Lyon et est condamné à dix ans de travaux forcés.
Le 1er juillet 1943, il est transféré à la centrale d’Eysses (écrou n° 209), où il participe aux soulèvements de décembre 1943 et de février 1944. Le 30 mai, il est remis aux autorités allemandes et déporté depuis Compiègne. À son arrivée au camp de concentration de Dachau, le 20 juin 1944, le matricule 73 009 lui est attribué. Après la période de quarantaine, il est affecté au sous-camp de Brüningsau. Le 7 septembre 1944, de retour à Dachau, il est dirigé vers le camp annexe d’Allach, où il est libéré le 30 avril 1945. Il est rapatrié le 15 mai 1945 au centre de Metz Saint-Clément.
De retour de déportation, il réside d’abord à Nîmes, au 45, rue Saint-Rémy, puis à Chambéry. Le grade fictif de sous-lieutenant FFI lui est officiellement attribué le 16 avril 1946.
Il décède le 11 décembre 1979 à Bassens (Savoie). Sa sœur, Odette Amblard, a elle aussi été déportée.